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Pentest Cloud AWS Azure : Les failles critiques oubliées

Photo de profil de l'auteur Mohamed
10/01/2026
12 min de lecture

Sommaire

Besoin d’un audit de cybersécurité ?

Vous voulez savoir où en est vraiment la sécurité de votre système d’information ?

L’essentiel à retenir : la véritable menace cloud ne réside pas dans les bugs logiciels, mais dans les failles logiques invisibles aux scanners automatiques. Des droits IAM excessifs ou des secrets oubliés constituent souvent le maillon faible permettant une compromission totale. Seule une approche hybride, alliant automatisation et expertise humaine, permet d’identifier et briser cette chaîne d’attaque avant l’incident.

Imaginer que la sécurité de vos données est garantie par votre fournisseur est une illusion dangereuse, car la réalité d’un Pentest Cloud AWS Azure démontre que la véritable surface d’attaque se cache désormais dans vos configurations. Nos experts révèlent les cinq failles techniques, des rôles IAM permissifs aux secrets oubliés, qu’ils exploitent quasi systématiquement pour s’infiltrer au cœur de vos infrastructures critiques. Découvrez sans attendre comment identifier ces portes dérobées invisibles pour les verrouiller définitivement et passer d’une posture vulnérable à une défense éprouvée.

  1. Faille n°1 : les rôles IAM trop permissifs, la porte d’entrée royale
  2. Les portes ouvertes faciles : secrets en clair et stockage exposé
  3. Les failles techniques que votre scanner ne verra jamais
  4. La chaîne d’attaque : comment ces failles s’enchaînent en pratique
  5. Au-delà du rapport PDF : vers une sécurité offensive et continue

Faille n°1 : les rôles IAM trop permissifs, la porte d’entrée royale

Pourquoi l’IAM est le maillon faible de votre sécurité cloud

Oubliez le périmètre réseau classique, le pare-feu n’est plus votre unique ligne de défense. Dans le Cloud, la surface d’attaque s’est déplacée de la machine vers l’identité. Désormais, la vraie question est « qui a le droit de faire quoi ».

Les rôles IAM (Identity & Access Management) sont devenus le centre névralgique de votre infrastructure. Mal configurés, ils se transforment en véritable autoroute pour n’importe quel attaquant. C’est le résultat direct d’une sécurité « by configuration » et non « by design » promise par les fournisseurs.

C’est, sans appel, la faille que nos experts exploitent quasi systématiquement sur vos environnements AWS et Azure.

AdministratorAccess et Allow * : les mauvaises habitudes qui coûtent cher

Prenons le cas typique de la politique AdministratorAccess ou des permissions sauvages en Allow : *. On les retrouve trop souvent greffées par facilité sur des services comme Lambda ou des instances EC2 qui n’en ont aucun usage légitime.

Pour un attaquant, compromettre une seule de ces clés d’accès revient à obtenir un contrôle quasi total sur votre infrastructure. C’est le point de départ d’une compromission majeure.

Une seule clé compromise suffit pour qu’un intrus s’octroie les pleins pouvoirs sur votre tenant. L’escalade de privilèges et le mouvement latéral deviennent alors triviaux pour qui sait chercher. C’est la conséquence immédiate du non-respect du principe du moindre privilège.

Pour identifier ces brèches avant qu’elles ne soient exploitées, un audit de sécurité cloud AWS et Azure est indispensable.

Les portes ouvertes faciles : secrets en clair et stockage exposé

Les secrets dans les variables d’environnement : une dette de sécurité classique

C’est le symptôme classique d’un développement précipité qui sacrifie la sécurité pour la facilité. Nous voyons cela comme une dette de sécurité toxique qui s’accumule silencieusement dans vos configurations.

Voici les planques habituelles que nous fouillons systématiquement lors d’un Pentest Cloud AWS Azure :

  • Variables d’environnement des fonctions Lambda
  • Définitions de tâches ECS/Fargate
  • « User Data » des instances EC2
  • Fichiers de configuration oubliés dans le code source

Nous y dénichons régulièrement des clés API critiques ou des identifiants de base de données. Pour un attaquant, ces découvertes trivialisent le mouvement latéral au sein de votre infrastructure. Ils n’ont plus qu’à rebondir d’un service à l’autre.

Ces méthodes sont documentées, voyez ces techniques de vol de secrets effrayantes de simplicité.

Stockage S3/Blob mal configuré : le trésor public

On pourrait croire ce problème réglé, mais non, l’histoire se répète. En 2026, nos pentesters tombent encore sur des buckets ouverts aux quatre vents. C’est une erreur humaine tenace.

Le coupable est rarement le dépôt principal, mais souvent un bucket « temporaire » de logs ou de staging. Une équipe DevOps l’a créé pour un test rapide et l’a oublié. Il regorge pourtant de backups de bases de données ou de fichiers clients.

La sanction est directe : une exfiltration de données massive sans effort technique. Un simple accès configuré en « Public Read » suffit pour exposer des gigaoctets d’informations confidentielles au monde entier.

Les failles techniques que votre scanner ne verra jamais

Si les erreurs de configuration précédentes relèvent souvent de la négligence, les vecteurs qui suivent exigent une ruse technique que les outils automatisés ignorent totalement. C’est précisément sur ce terrain que l’expertise humaine creuse l’écart avec la machine.

L’abus des métadonnées d’instance (SSRF) : le vol de crédentiels silencieux

Cette attaque Server-Side Request Forgery (SSRF) est une faille redoutable qui passe souvent inaperçue lors des scans de vulnérabilités classiques. Le mécanisme est pernicieux : une application web vulnérable hébergée sur une VM cloud sert de proxy involontaire. Nous l’utilisons pour contourner vos protections périmétriques.

L’attaquant force ensuite l’application à interroger le service de métadonnées local via l’IP `169.254.169.254`. Notre cible n’est pas le code, mais de voler les crédentiels temporaires du rôle IAM associé à la machine pour usurper son identité.

C’est très souvent le point de départ d’une compromission totale de l’infrastructure. Une simple brèche applicative se transforme soudainement en un accès administrateur sur votre environnement Cloud.

« Dangling DNS » : le détournement de sous-domaine légitime

Le concept de « Dangling DNS » ou « Shadow Cloud » repose sur un oubli administratif aussi banal que dangereux. Une ressource cloud est supprimée, mais l’entrée DNS CNAME qui pointait vers elle reste active dans votre zone DNS.

Lors d’un Pentest Cloud AWS Azure, nous repérons ces entrées orphelines immédiatement pour créer une ressource à notre nom liée à ce CNAME. En quelques secondes, nous prenons le contrôle légitime d’un de vos sous-domaines sans déclencher la moindre alerte de sécurité.

Les impacts sont désastreux : nous pouvons lancer des attaques de phishing ultra-crédibles, voler des cookies de session ou servir du contenu malveillant. Vos utilisateurs pensent naviguer chez vous, alors qu’ils sont chez nous.

La chaîne d’attaque : comment ces failles s’enchaînent en pratique

Prises isolément, ces failles sont déjà un problème. Mais la véritable menace réside dans la capacité d’un attaquant à les enchaîner pour passer d’un accès mineur à une compromission totale.

Du secret en clair à l’accès administrateur : la « kill chain » du pentester

La force d’un pentest cloud réaliste est de simuler cette chaîne d’exploitation. Une seule faille n’est qu’un point d’entrée, pas la destination finale. Voici un exemple concret de « Kill Chain » :

  1. Découverte : Un bucket S3 mal configuré expose le code source d’une application critique.
  2. Exploitation initiale : Dans ce code, une clé API oubliée est trouvée en clair.
  3. Escalade de privilèges : La clé contrôle un rôle IAM avec des droits bien trop larges.
  4. Mouvement latéral : L’attaquant utilise ces droits pour pivoter vers vos bases de données de production.
  5. Persistance : Création d’un administrateur fantôme pour maintenir l’accès durablement.

Pourquoi un scanner ne suffit pas : le tableau comparatif

Les scanners sont utiles pour les erreurs de syntaxe, mais échouent à saisir le contexte métier. Ils voient des pièces de puzzle isolées, là où l’humain trace une route directe vers vos données critiques.

Vulnérabilité Ce que voit le scanner Ce que fait le pentester
Rôle IAM permissif Alerte : « Rôle X a des droits * » (souvent ignoré). Exploitation du rôle pour exfiltrer des données clients.
Secret en clair « Potentiel secret » (souvent faux positif). Validation du secret pour s’authentifier à l’API.
SSRF via métadonnées Rien (faille de logique applicative). Vol des crédentiels de l’instance pour contrôler le cloud.
Dangling DNS Ne scanne pas le DNS externe. Revendication du sous-domaine pour lancer du phishing.

Pour couvrir ces risques, apprenez à définir le scope d’un pentest efficacement.

Au-delà du rapport PDF : vers une sécurité offensive et continue

Identifier ces chaînes d’attaque est une chose. Mais comment garantir que les correctifs sont appliqués et que ces failles ne réapparaissent pas ? Le modèle de l’audit « one-shot » est dépassé.

Le Pentest Hybride : quand l’humain augmente la machine

L’approche du Pentest Hybride d’Invictis ne joue pas l’homme contre la machine, mais l’homme ET la machine. Pour un Pentest Cloud AWS Azure rigoureux, cette fusion s’impose comme une évidence opérationnelle.

La véritable sécurité offensive ne choisit pas entre l’homme et la machine, elle les fusionne pour traquer les failles logiques que seule une intelligence humaine peut détecter.

Les scanners automatisés font le gros œuvre de défrichage. Nos experts prennent ensuite le relais pour valider, contextualiser et exploiter les failles complexes. C’est la seule méthode fiable pour filtrer les faux positifs et identifier les risques réels.

De la faille au plan d’action : la remédiation pilotée

Le modèle de l’audit classique est mort. Un PDF inerte livré tous les six mois finit souvent oublié au fond d’un tiroir numérique. Ce format statique n’est plus adapté à la vélocité des environnements cloud.

Voici la réponse d’Invictis : la plateforme Workspace. Les failles identifiées ne sont pas simplement listées, elles intègrent un espace de pilotage dynamique. Cela transforme votre dette technique en un plan d’action priorisé et réalisable.

Notre objectif est de vous donner les moyens concrets de résoudre les problèmes, pas seulement de les pointer du doigt.

Former les équipes : la seule solution durable

Soyons lucides : la majorité de ces failles proviennent d’erreurs humaines de configuration. Corriger une vulnérabilité est bien, mais prévenir son apparition à la source est bien mieux.

La remédiation la plus efficace sur le long terme reste la montée en compétence des équipes DevOps et de développement. C’est un investissement indispensable pour éviter que les mêmes erreurs ne se reproduisent indéfiniment.

La sécurité cloud n’est pas un état final, mais une vigilance constante. Si les scanners repèrent les portes ouvertes, seul l’œil humain détecte les clés cachées. Ne subissez plus la dette technique : transformez vos failles en plan d’action concret et faites de votre infrastructure une forteresse imprenable.

FAQ

Comment identifier si mes rôles IAM AWS sont trop permissifs ?

Un rôle est considéré comme trop permissif lorsqu’il viole le principe du moindre privilège, accordant plus de droits que nécessaire à une fonction. L’exemple le plus flagrant que nos pentesters rencontrent est l’attribution de la politique AdministratorAccess ou l’utilisation de wildcards (Allow *) sur des ressources critiques. Imaginez donner le passe-partout de tout votre immeuble au livreur de pizza : s’il se fait compromettre, c’est tout l’édifice qui est en danger. Sur le Cloud, une seule clé compromise sur un rôle mal configuré suffit souvent pour prendre le contrôle total de l’environnement.

Pourquoi stocker des secrets dans les variables d’environnement est-il une faille critique ?

C’est une « dette de sécurité » classique qui facilite énormément la tâche des attaquants. Les développeurs insèrent souvent des clés d’API ou des identifiants de base de données dans les variables d’environnement des services (Lambda, ECS, EC2) pour aller plus vite. Le problème est que ces valeurs sont souvent accessibles en clair via les APIs de métadonnées ou la console. Pour un attaquant, découvrir ces secrets revient à *trouver le code du coffre-fort posté sur la porte* : cela rend le mouvement latéral vers vos bases de données trivial et immédiat.

Comment un attaquant exploite-t-il le SSRF pour voler les métadonnées d’instance ?

Le Server-Side Request Forgery (SSRF) est une technique redoutable où l’attaquant trompe votre serveur pour qu’il effectue des requêtes internes. Sur AWS ou Azure, la cible privilégiée est le service de métadonnées (accessible via l’IP 169.254.169.254). Si votre application est vulnérable et que l’IMDSv2 n’est pas forcé, nous pouvons interroger ce service pour voler les crédentiels temporaires du rôle IAM associé à la machine. C’est une attaque silencieuse qui transforme une simple faille web en une compromission d’infrastructure, permettant à l’attaquant d’agir avec les droits de votre serveur.

Quelles erreurs de configuration S3 exposent le plus souvent les données clients ?

Malgré les avertissements, les buckets configurés en « Public Read » restent une porte ouverte fréquente. L’erreur ne vient pas toujours du bucket principal, mais souvent de zones de stockage « temporaires » (logs, backups, staging) oubliées par les équipes DevOps. Une simple erreur dans les ACLs ou une politique de bucket trop large peut exposer des gigaoctets de données sensibles. C’est l’équivalent numérique de laisser vos dossiers clients sur le trottoir : n’importe qui avec le lien peut se servir sans même avoir besoin de pirater le système.

Qu’est-ce que le « Dangling DNS » et comment permet-il le vol de sous-domaine ?

Le « Dangling DNS » (ou DNS orphelin) survient lorsque vous supprimez une ressource Cloud (comme une instance ou une Web App) mais oubliez de retirer l’entrée DNS CNAME qui pointait vers elle. L’adresse pointe alors vers le vide. Un attaquant peut repérer cette opportunité, créer une nouvelle ressource Cloud à son nom et récupérer ce lien. Il prend ainsi le contrôle légitime de votre sous-domaine pour héberger des pages de phishing ultra-crédibles ou voler des cookies de session, profitant de la confiance que vos utilisateurs accordent à votre domaine.

Pourquoi un scanner de vulnérabilités ne suffit-il pas pour sécuriser mon Cloud ?

Les scanners automatiques sont excellents pour l’inventaire, mais aveugles au contexte métier. Ils peuvent signaler un « bucket public » sans savoir s’il contient des images de site web (normal) ou des factures clients (critique). De plus, ils ratent souvent les failles logiques complexes comme les chaînes d’attaque combinant plusieurs petites vulnérabilités (ex: une SSRF menant à un vol de rôle IAM). Seule une approche de Pentest Hybride, fusionnant la puissance de calcul des outils et l’intelligence d’un expert humain, permet de valider la réalité du risque et de prioriser les corrections qui comptent vraiment.

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