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Comment préparer une infrastructure pour un pentest externe

Photo de profil de l'auteur Mohamed
12/01/2026
18 min de lecture

Sommaire

Besoin d’un audit de cybersécurité ?

Vous voulez savoir où en est vraiment la sécurité de votre système d’information ?

L’essentiel à retenir : la valeur d’un pentest externe dépend moins de l’attaque elle-même que d’une préparation méthodique en amont. Définir un périmètre fidèle à la production et calibrer les défenses, comme le WAF, permet d’éviter les blocages inutiles pour révéler les failles critiques. Cette approche transforme un simple audit en outil de pilotage concret pour la cybersécurité.

Lancer un audit offensif à l’aveugle revient souvent à jeter votre budget par les fenêtres pour une illusion de protection qui s’effondrera à la première alerte réelle. Maîtriser comment préparer une infrastructure pour un pentest constitue le seul levier fiable pour transformer ce scan technique en un véritable exercice de résilience, capable de révéler vos faiblesses avant qu’elles ne soient exploitées. En définissant intelligemment votre périmètre et en ajustant vos mécanismes de défense, vous obtiendrez des résultats actionnables qui sécurisent durablement votre production sans générer de bruit inutile ni de faux positifs paralysants.

  1. Avant le test : poser les bonnes bases
  2. Définir le terrain de jeu : le cadrage stratégique du périmètre
  3. Bâtir le cadre de confiance : aspects légaux et humains
  4. Préparer ses lignes de défense : le grand oublié des pentests
  5. La checklist ultime : votre plan d’action avant le jour J
  6. L’après-pentest : transformer le rapport en plan de bataille

Avant le test : poser les bonnes bases

Pentest externe : bien plus qu’un simple scan de vulnérabilités

Oubliez les outils automatisés qui génèrent des rapports kilométriques sans contexte. Un pentest externe est une simulation d’attaque réelle pilotée par un humain rusé dont l’objectif n’est pas de lister des failles potentielles, mais de trouver des chemins d’attaque concrets et exploitables pour briser vos défenses.

Il faut distinguer cet exercice du pentest interne, qui part du principe que l’attaquant est déjà dans vos murs. Ici, le pentest externe simule un pirate depuis Internet, opérant sans aucun accès préalable, testant la solidité de votre périmètre face au chaos du web.

C’est la préparation qui sépare un exercice de résilience pertinent d’un rapport bruyant et inutile. Une anticipation soignée transforme l’audit en investissement stratégique, maximisant ainsi la valeur du test pour votre sécurité globale.

Pourquoi une préparation rigoureuse change tout

Une infrastructure mal préparée génère une avalanche de faux positifs ou des blocages immédiats frustrants. Le pentester perd alors son temps précieux à contourner des protections mal configurées pour le test, plutôt qu’à débusquer les vraies failles critiques de votre système.

L’enjeu est d’obtenir des résultats exploitables et réalistes qui parlent au business. La préparation garantit que les vulnérabilités remontées menacent réellement votre activité, écartant les artefacts liés à un environnement de test déconnecté de la réalité de production.

Enfin, cette rigueur limite drastiquement les risques opérationnels durant l’assaut. Vous évitez les interruptions de service inattendues et les alertes inutiles qui fatiguent votre SOC, permettant aux équipes de rester concentrées sur les vraies menaces.

Les approches : black box, grey box, et le choix pour un test externe

En mode Black Box, le pentester n’a aucune information, naviguant à l’aveugle comme un pirate externe. C’est la condition la plus réaliste pour un pentest externe, testant votre capacité à repousser une intrusion venue de nulle part sans indices préalables.

À l’opposé, la White Box offre une visibilité totale, incluant le code source et les schémas d’architecture. Si cette méthode excelle pour des audits de code approfondis, elle ne permet pas de simuler fidèlement une attaque externe surprise.

La Grey Box représente souvent le meilleur compromis : le testeur dispose d’informations limitées, comme un compte utilisateur standard. Cette approche est souvent plus efficace qu’un simple audit de cybersécurité, car elle permet de se concentrer sur les failles post-authentification sans gaspiller de budget sur la phase d’accès initiale.

Définir le terrain de jeu : le cadrage stratégique du périmètre

Maintenant que la distinction est claire, la première étape concrète est de dessiner les frontières de l’attaque. Sans un périmètre bien défini, c’est comme demander à un soldat de sécuriser « le pays » sans lui donner de carte. C’est précisément à ce stade que l’on détermine si vous savez comment préparer une infrastructure pour un pentest sans laisser d’angles morts.

Cartographier votre surface d’attaque externe

La « surface d’attaque » ne se résume pas à une liste technique ; ce sont tous les points par lesquels un attaquant peut tenter d’entrer. Concrètement, cela englobe tout ce qui est exposé sur Internet, visible par n’importe qui.

Ne laissez rien au hasard, car les hackers, eux, chercheront partout. Une vieille application oubliée ou un sous-domaine abandonné est souvent la porte d’entrée la plus simple. La surveillance de votre empreinte numérique est donc la base absolue.

Ce travail de cartographie est d’ailleurs un gain de sécurité en soi, avant même le premier test. Il révèle très souvent des actifs oubliés ou mal configurés qui traînent sur le réseau.

Les actifs à inclure : au-delà des adresses ip

L’erreur classique est de balancer une simple liste d’adresses IP aux auditeurs et d’attendre le résultat. Votre périmètre doit refléter vos véritables enjeux business. Demandez-vous quels services sont critiques pour votre activité et où sont stockées vos données sensibles.

Il faut aller bien plus loin que la couche réseau. Pour savoir comment définir le scope d’un pentest pertinent, incluez vos applicatifs et vos environnements dématérialisés. Un pentest d’environnements cloud nécessite par exemple de tester des configurations spécifiques souvent négligées.

  • Adresses IP publiques et plages CIDR.
  • Noms de domaine et tous les sous-domaines.
  • Applications web (portails clients, extranets, back-offices).
  • API exposées, qu’elles soient documentées ou non (les fameuses « Shadow APIs« ).
  • Infrastructures cloud (buckets S3 publics, métadonnées d’instances sur AWS ou Azure, etc.).
  • Services divers : serveurs mail, serveurs VPN, etc.

Ce qu’il faut exclure et pourquoi

Il est parfois nécessaire d’exclure certains systèmes pour des raisons purement opérationnelles. C’est typiquement le cas des systèmes tiers ou partenaires hébergés chez vous, sur lesquels vous n’avez aucune autorisation légale de test.

Pensez aussi aux systèmes trop fragiles ou critiques qui ne supporteraient pas la charge d’un test, même contrôlé. Si un serveur risque de crasher, indiquez-le clairement aux pentesters.

Toutefois, gardez en tête que toute exclusion doit être un choix conscient et documenté, et non un simple oubli. C’est une acceptation de risque : vous décidez de laisser une zone d’ombre.

Bâtir le cadre de confiance : aspects légaux et humains

Une fois la carte dessinée, il faut définir les règles d’engagement et s’assurer que vos propres troupes sont prêtes pour l’exercice. Savoir comment préparer une infrastructure pour un pentest ne se limite pas à la technique ; c’est avant tout établir un partenariat contrôlé, pas une opération clandestine.

L’autorisation de test : votre gilet pare-balles juridique

La « convention d’audit » n’est pas une option administrative, c’est votre assurance-vie. Ce document protège légalement le prestataire et votre entreprise contre toute poursuite pénale liée à l’intrusion simulée.

Il formalise le périmètre exact, le calendrier strict et les limites techniques de l’intervention. Sans ce papier signé, l’action des auditeurs est juridiquement qualifiée comme une tentative de piratage passible de prison.

Ne laissez pas un stagiaire valider cela. Ce contrat exige impérativement la signature d’une personne ayant l’autorité légale pour engager la responsabilité de l’entreprise face aux risques encourus.

Coordonner vos équipes : éviter la panique au SOC

Faut-il prévenir la surveillance ? C’est le grand dilemme. Si vous visez à évaluer la capacité de détection pure, gardez le silence. Mais pour tester la solidité des applications sans entrave, l’annonce est indispensable.

Dans 90 % des cas, prévenez vos équipes. Cela évite que le SOC ne gaspille des heures précieuses à analyser une fausse attaque ou ne bloque les IPs des auditeurs.

Nommez impérativement un point de contact unique au sein de votre structure. Ce « référent pentest » servira de pont vital entre les attaquants éthiques et vos équipes internes si la situation dérape.

Définir les règles d’engagement

Les règles du jeu (ROE) tracent la ligne rouge. Elles stipulent clairement les interdits : par exemple, les tests de déni de service (DoS) sont quasi systématiquement proscrits pour éviter la casse.

Fixez des plages horaires strictes pour les scans agressifs. On évite les heures de pointe business, sauf si l’objectif est spécifiquement de voir si l’infrastructure tient la charge sous pression.

Que faire si une faille béante est trouvée ? Le pentester doit savoir s’il doit tout arrêter pour alerter immédiatement le référent pentest ou continuer son exploration selon le plan.

Un pentest sans cadre légal et sans coordination interne, c’est jouer à la roulette russe avec sa production. On parie sur la chance pour éviter un incident, au lieu de construire une sécurité maîtrisée.

Préparer ses lignes de défense : le grand oublié des pentests

Le cadre est posé. Maintenant, parlons technique. Mais pas de la manière dont vous l’imaginez. Il ne s’agit pas de « renforcer » vos défenses avant le test, mais de les configurer pour qu’elles révèlent leur vraie efficacité.

WAF, IDS/IPS : des alliés à configurer, pas des murs à contourner

L’erreur la plus commune est de laisser un Web Application Firewall (WAF) en mode blocage total. Le pentester va être bloqué dès la première tentative et le rapport sera vide, donnant un faux sentiment de sécurité.

La bonne approche ? Mettre les IPs des pentesters en liste blanche sur le WAF/IPS pour tester la sécurité intrinsèque de l’application. Ou alors, le passer en mode détection seule pour voir s’il lève les bonnes alertes.

Documenter les protections existantes et partager cette information avec les pentesters. C’est une information capitale pour savoir comment préparer une infrastructure pour un pentest sans gaspiller votre budget.

Les questions à se poser sur vos systèmes de protection

Avant le début du test, il faut avoir les réponses claires à des questions précises sur vos défenses périmétriques. C’est un travail préparatoire indispensable pour éviter que l’audit ne devienne une coquille vide.

Pour éviter que vos mécanismes de défense ne sabotent l’audit en bloquant les consultants légitimes, voici la liste précise des vérifications techniques que vous devez impérativement valider en interne pour guider efficacement la préparation technique de votre infrastructure avant l’arrivée des experts.

  • Le WAF est-il en mode blocage ou simple détection ?
  • Les règles de filtrage réseau (firewall) vont-elles interférer avec les tests ?
  • L’IDS/IPS va-t-il automatiquement bannir les adresses IP des testeurs ?
  • Les mécanismes anti-DDoS ou de limitation de débit sont-ils actifs ?
  • Un mécanisme de MFA (Multi-Factor Authentication) est-il en place et fait-il partie du périmètre de test ?

L’environnement de test : un miroir fidèle de la production

Si le pentest est réalisé sur un environnement de pré-production, il doit être strictement identique à la production. Même version de code, même configuration serveur, mêmes données (anonymisées).

Tester un environnement dégradé ou simplifié ne sert à rien. Les failles trouvées ne seront pas forcément présentes en production, et inversement, vous raterez des vulnérabilités critiques réelles.

S’assurer que les services et les flux réseaux entre la pré-production et d’autres systèmes (bases de données, API tierces) sont représentatifs de la réalité opérationnelle de votre entreprise.

La checklist ultime : votre plan d’action avant le jour J

La théorie, c’est bien, mais la pratique exige de la rigueur. Pour synthétiser tout ça, voici une feuille de route concrète pour ne rien oublier avant le décollage.

Les trois piliers de la préparation

Pour structurer votre approche sur comment préparer une infrastructure pour un pentest, visualisez trois axes majeurs : le Cadrage (définir le périmètre exact), l’Organisation (qui fait quoi et quand) et la Technique (les accès et outils). C’est la trinité indispensable pour ne pas naviguer à vue.

Ces piliers ne fonctionnent qu’ensemble, comme les pieds d’un trépied. Un cadrage parfait sans la bonne organisation humaine mène droit au chaos. De même, blinder la technique sur un périmètre erroné gaspille simplement votre budget sécurité.

Votre tableau de bord de préparation au pentest

Passons aux choses sérieuses avec ce tableau récapitulatif conçu pour le terrain. Servez-vous-en comme d’un outil de suivi rigoureux pour valider chaque étape avant le lancement des hostilités.

Ce document est votre assurance-vie pour rentabiliser l’investissement. Il transforme une obligation de conformité en véritable levier de sécurité.

Ne négligez aucune ligne : l’oubli d’une simple autorisation légale peut transformer un audit en infraction pénale. De même, valider les IPs des testeurs évite que votre SOC ne bloque l’exercice au bout de dix minutes, faussant ainsi totalement les résultats de l’analyse.

Checklist de Préparation au Pentest Externe
Catégorie Action Clé Statut (À faire / En cours / Fait) Notes
Cadrage Définir et valider le périmètre (IPs, domaines, applis, cloud). [Checkbox] Qui sont les propriétaires de ces actifs ?
Cadrage Lister les exclusions et justifier les risques acceptés. [Checkbox] Ex : API partenaire, serveur fragile.
Légal & Humain Signer la convention d’audit / autorisation de test. [Checkbox] Le signataire a-t-il l’autorité légale ?
Légal & Humain Désigner un référent pentest unique et ses backups. [Checkbox] Coordonnées : email + téléphone.
Légal & Humain Définir la procédure de communication (prévenir le SOC ou non). [Checkbox] Qui prévenir et quand ?
Technique Fournir les IPs des pentesters aux équipes concernées. [Checkbox] Pour whitelisting ou simple information.
Technique Configurer les protections (WAF/IPS) selon l’objectif du test. [Checkbox] Mode détection ou bypass ?
Technique Vérifier que l’environnement de test est un clone fidèle de la production. [Checkbox] Date de la dernière synchronisation.

Les erreurs à ne surtout pas commettre

L’erreur fatale est de croire que la préparation est une option ou une perte de temps. C’est pourtant la phase qui détermine si vous achetez de la sécurité ou du papier.

Deuxièmement, évitez absolument de cacher des informations à vos auditeurs par fierté mal placée. Ils sont vos partenaires, pas vos ennemis. Moins ils devinent, plus ils creusent là où ça fait mal.

Enfin, ne lancez jamais un pentest dans la précipitation juste pour satisfaire un auditeur externe. C’est la méthode la plus efficace pour jeter votre budget par les fenêtres sans réduire aucun risque.

L’après-pentest : transformer le rapport en plan de bataille

Lire et comprendre le rapport de pentest

Un rapport solide offre bien plus qu’un catalogue de défauts techniques. Il intègre une synthèse managériale, des scénarios d’attaque complets et des preuves de concept (PoC).

Ne vous noyez pas dans le jargon technique obscur. Concentrez-vous sur l’impact business réel de chaque vulnérabilité. Que risque vraiment l’entreprise si cette faille spécifique est exploitée ?

Organisez une réunion de restitution directe avec les pentesters. C’est le moment de poser toutes vos questions et de vous assurer que vous avez bien compris les risques.

Un rapport de pentest n’est pas un jugement de valeur sur vos équipes, c’est une photographie à un instant T de votre niveau d’exposition. Utilisez-le pour progresser, pas pour blâmer.

Prioriser la remédiation : l’art de l’essentiel

Vouloir tout corriger d’un coup est impossible et souvent contre-productif. La priorisation est la clé de la réussite. Ne vous contentez pas du score CVSS, qui n’est qu’une mesure technique brute de la sévérité.

Il faut croiser plusieurs facteurs stratégiques pour décider quoi corriger en premier. Cette démarche permet de distinguer les urgences vitales du simple bruit de fond technique. Vous transformez ainsi une liste intimidante en une feuille de route opérationnelle. C’est la seule façon de ne pas épuiser vos équipes inutilement sur des détails mineurs.

  1. La criticité business de l’actif touché.
  2. La facilité d’exploitation de la faille (un PoC est-il public ?).
  3. L’impact potentiel (vol de données, interruption de service, atteinte à l’image).
  4. L’effort de correction nécessaire.

Le pentest comme moteur d’amélioration continue

Un pentest n’est pas un événement ponctuel isolé. C’est un jalon critique dans un cycle de sécurité continu. La vraie valeur réside dans la régularité de l’exercice.

À quelle fréquence ? Au minimum une fois par an, et impérativement après chaque changement majeur de l’infrastructure ou d’une application critique. La conformité, comme la directive NIS2 ou DORA, impose d’ailleurs des tests réguliers pour valider votre résilience.

Utilisez les résultats pour affiner vos défenses, former vos équipes et améliorer vos processus de développement sécurisé (DevSecOps). Savoir comment préparer une infrastructure pour un pentest futur optimise ces résultats.

Consultez le règlement DORA pour comprendre vos obligations réglementaires de test.

Un pentest externe ne s’improvise pas : c’est le fruit d’une préparation minutieuse. Ne voyez pas l’audit comme une sanction, mais comme une boussole pour fortifier vos remparts numériques. En définissant votre terrain de jeu et en affûtant vos défenses, vous transformez un simple rapport en levier de résilience. La sécurité est un voyage continu, pas une destination.

FAQ

Quelles sont les étapes clés d’un pentest externe ?

Un test d’intrusion ne se résume pas à lancer un logiciel et attendre un rapport. C’est une opération militaire simulée qui suit une chronologie précise. Tout commence par la reconnaissance, où l’attaquant éthique collecte des informations sur votre entreprise (noms de domaine, adresses IP) comme un cambrioleur repérant les lieux. Vient ensuite la phase de scan et d’énumération pour identifier les portes ouvertes, suivie de l’exploitation, le cœur du sujet, où il tente concrètement de forcer les serrures numériques.

Cependant, l’étape la plus critique, souvent invisible, se situe bien avant le premier scan : la préparation. Sans une définition claire des objectifs et une configuration adéquate de vos défenses (comme le whitelisting des IPs des testeurs), l’exercice risque d’être stérile. Enfin, le processus se clôture par la restitution et la remédiation, transformant les failles découvertes en plans d’action concrets.

Comment élaborer un plan de test et définir son périmètre ?

Élaborer un plan de test, c’est rédiger les « Règles d’Engagement » (Rules of Engagement). Voyez ce document comme votre gilet pare-balles juridique et opérationnel. Il doit impérativement lister ce qui est inclus (le périmètre in-scope : IPs, applications, APIs) et ce qui est strictement interdit (le périmètre out-of-scope : serveurs fragiles, partenaires tiers). C’est le moment de définir le périmètre avec précision pour éviter tout malentendu.

Ce plan doit aussi orchestrer la communication. Allez-vous prévenir votre SOC (Security Operations Center) pour faciliter le test, ou voulez-vous tester leur réactivité en mode « Red Teaming » ? Il est crucial de désigner un référent unique (PTPOC) qui servira de tour de contrôle entre les auditeurs et vos équipes internes. Un plan bien ficelé garantit que le pentest reste un exercice de sécurité maîtrisé et non une source de chaos pour votre production.

Quels sont les 3 piliers d’une préparation réussie ?

Si la théorie de la cybersécurité repose souvent sur la triade confidentialité-intégrité-disponibilité, la réussite opérationnelle d’un pentest s’appuie sur trois autres piliers indissociables : le Cadrage, l’Organisation et la Technique. Le Cadrage définit le « quoi » (le terrain de jeu et les limites légales). L’Organisation gère le « qui » et le « quand » (la coordination des équipes et le choix du moment opportun).

Enfin, la Technique prépare le « comment ». C’est ici que vous décidez, par exemple, de configurer votre WAF (Web Application Firewall) en liste blanche pour permettre aux auditeurs de tester la profondeur de vos applications sans être bloqués à la porte d’entrée. Négliger l’un de ces piliers, c’est comme construire un tabouret à deux pieds : l’équilibre de votre audit sera précaire et les résultats, décevants.

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